Masco-thérapie
Se transformer sans se raconter
La masco-thérapie est une approche spécifique de l’art-thérapie qui associe création de masques et jeux masqués en groupe.
Formée au sein du Mouvement des Arts-Thérapeutes (MAT), dont la masco-thérapie constitue l’une des spécificités, je propose des groupes dédiés à cette pratique.
Chaque groupe est co-animé par deux masco-thérapeutes afin de garantir un cadre contenant, sécurisant et propice à l’exploration de ce qui émerge dans les interactions et les jeux masqués.
Créer le masque
Le travail débute par la fabrication d’un ou plusieurs masques à partir d’un modelage, d’un moulage puis de l’assemblage de différents matériaux allant de la peinture à des matériaux récupérés.
Dans certains cas la fabrication du masque peut être simplifié pour s’adapter à un cadre spécifique.
Au fil du processus, des formes apparaissent, des personnages émergent, des aspects de soi se révèlent parfois de manière inattendue.
Le masque devient alors un support de création, un espace d’exploration et de transformation.
Entrer dans le jeu
Une fois le masque porté, les mots s’effacent pour laisser place au mouvement, aux sons, aux attitudes et à la relation.
Le jeu masqué permet d’expérimenter autrement sa manière d’être au monde et d’entrer en lien avec les autres.
Certaines facettes de soi trouvent un espace pour se déployer. D’autres peuvent être observées avec davantage de distance.
Le masque offre à la fois une protection, une liberté et la possibilité d’explorer différentes manières d’être.
Le groupe comme espace vivant
La masco-thérapie repose sur une dynamique collective singulière.
Chacun y est tour à tour créateur, acteur et spectateur.
Les situations qui émergent dans le jeu ne sont jamais entièrement prévisibles. Les rencontres, les réactions et les propositions des autres participants viennent parfois déplacer les scénarios habituels et ouvrir de nouvelles possibilités.
Dans cet espace sécurisé par la présence de deux thérapeutes, chacun peut expérimenter, explorer et transformer sa manière d’être en relation.
Sans avoir à raconter son histoire, il devient possible de laisser apparaître ce qui cherche à prendre forme, de découvrir de nouvelles ressources et d’emprunter d’autres chemins.
